Suffering Gives Weight to Words

From Lavelle:

D’abord, la douleur n’est pas seulement une simple privation d’être, ou diminution d’être. Il y a en elle un élément positif qui s’incorpore à notre vie et qui la change. Chacun de nous ne songe sans doute qu’à rejeter la douleur au moment où elle l’assaille ; mais quand il fait un retour sur sa vie passée, alors il s’aperçoit que ce sont les douleurs qu’il a éprouvées qui ont exercé sur lui l’action la plus grande ; elles l’ont marqué : elles ont donné à sa vie son sérieux et sa profondeur ; c’est d’elles aussi qu’il a tiré sur le monde où il est appelé à vivre et sur la signification de sa destinée les enseignements les plus essentiels.

Here, Dostoyevsky’s alleged statement that, in order to write well, one must suffer, is justified. Suffering gives weight to words; its experience shapes character and understanding. When experienced intimately, it imposes itself. Therefore, it is not necessary for the reader to have similar experiences to appreciate a work of art: from the human condition exposed with authenticity because it is authentically lived, respect springs forth, which opens the door to identification.